
Les ballons
vosgiens :
Mon deuxième brevet
montagnard à tandem,
pari réussi malgré le
handicap
Le BCMF du Jura effectué en 2006 m’avait laissé d’excellents souvenirs, il me tardait de réitérer une telle aventure à tandem avec Stéphane DUROUSSEAU, mon pilote de l’an passé. Le pilotage n’a plus de secret pour lui. Grâce à son sens aigu de l’anticipation il sait mettre à profit les avantages du tandem surtout pour ne pas être trop pénalisé par ses points faibles.
Après concertation, les ballons vosgiens ont retenu notre attention et ce brevet montagnard devenait l’un des objectifs pour 2007.
Pascal PATEREAU, également grand amateur de cols, est venu compléter Le groupe de l’an passé composé d’Alain MANSARD et Eric MERLET. Ils ont un autre point commun : ils sont tous pilotes de tandem et ils ont contribué à parfaire mon entraînement sur les routes du Vexin. Une mention toute particulière à Eric qui m’a permis de participer au Paris – La mer, deux semaines auparavant ainsi qu’à deux rallyes de 200 km.
Le samedi, arrivés vers midi à Mulhouse, après le repas et sous le soleil, il fallait commencer en douceur. Une mise en jambes d’une vingtaine de kilomètres sur la plaine d’Alsace permettait un bon échauffement avant d’aborder les ballons qui nous faisaient face.
Wattwiller, un nom que je ne n’oublierai pas. Une montée assez raide de 2 km nous permettait de rejoindre le camping des sources, lieu très bien connu du club. En effet, il y avait organisé sa semaine cyclo annuelle en 2006.
Peut-être me fallait-il un temps d’adaptation à la montagne ? La pose photo devant le camping m’a permis de reprendre mon souffle et les deux sachets de sucre du café de midi de me redonner de l’énergie. A ma décharge, le rythme que nous avions pris avec Stéphane pour monter ces deux kilomètres était trop soutenu, nous roulions à la même allure qu’Eric, grimpeur confirmé et qui était en vélo solo. Je me disais en moi-même que jamais je n’arriverai au bout de ce brevet si on conservait un tel tempo. D’ailleurs, je ne vous le cache pas, Stéphane s’en était rendu compte, à deux reprises il me demandait si cela allait mais j’avais du mal à reprendre ma respiration. et à lui répondre.
Cet arrêt fut vraiment bénéfique, ce fut comme un second souffle et les 14 kms d’ascension jusqu’au col Amic, point de ravitaillement, ont été effectués en adoptant un développement plus adapté. Encore un peu plus de 6 kms de montée pour atteindre le Grand-Ballon, point culminant du BCMF. Durant cette portion, la forme revenue, nous avons doublé plusieurs cyclos ainsi que l’autre tandem qui participait à cette épreuve.
Toujours accompagné par un beau soleil, Au sommet du Grand Ballon, nous profitions de la terrasse d’un café pour étancher notre soif.
Ensuite ce fut magnifique, splendide selon Stéphane tant sur le plan des paysages que sur les sensations de vitesse. Cette route vallonnée était idéalement tracée pour le tandem. Les montées étaient avalées grâce aux élans pris au bas des côtes et plusieurs fois j’ai entendu Stéphane qui, tout en me décrivant le paysage, aurait voulu un appareil photo pour figer ces superbes vues.
Cette route des crêtes appelé également route des américains nous amenait jusqu’à La Bresse, lieu de notre couchage.

Le lendemain matin avec un ciel couvert, nous commencions par franchir trois cols : col du Brabant, col des Hayes et le col de Morbieux, tous trois pas très longs mais pentus du style à faire mal aux jambes. Après une dizaine de kilomètres le repas fut pris à Fresse-sur-Moselle. En tout début d’après-midi en guise de dessert nous passions le col des Croix et enfin le ballon de Servance. Cette ascension était irrégulière sur une route en mauvais état et la descente fut impressionnante et scabreuse. Ouf, les grandes difficultés étaient maintenant derrière nous et nous nous laissions glisser jusqu’à Maseveaux. Deux autres montées encore nous attendaient dont le col du Schirm. Des côtes pas longues mais avec du pourcentage qui usent l’organisme. Enfin nous voilà à Leinbach, dernier contrôle avant l’arrivée où nous fûmes cueillis par une averse. A cet endroit, le groupe de Cergy s’est reconstitué et nous avons roulé à vive allure tous ensemble en prenant des relais jusqu’à Mulhouse.
J’étais ravi d’avoir été au bout de ce brevet montagnard et je l’ai encore mieux apprécié que celui de l’année précédente. Cette fois-ci pas d’ennuis de santé pour Stéphane et moi-même. Après la petite fausse note du début, les montées ont été très bien gérées tant au niveau du rythme que du développement adopté. Quant aux descentes, j’ai vraiment pris « mon pied », j’ai été grisé par la vitesse à laquelle allait le tandem malgré des virages en épingle ainsi que quelques gravillons pour couronner le tout. C’était vraiment époustouflant, tout le mérite est pour Stéphane. Nous connaissions tous ses qualités de grimpeur, ce n’est pas pour rien que je l’ai surnommé « le chamois » mais là, je lui ai découvert des grandes qualités de descendeur. A aucun moment je n’ai eu peur car j’ai en Stéphane une confiance totale.
Encore une fois ce fut un beau brevet montagnard avec une superbe ambiance au sein de notre groupe.
Merci encore à Stéphane, sans lui je n’aurais pas pu vous narrer ce week-end dans les Vosges. Qui sait, peut-être à l’année prochaine pour d’autres aventures…
